« Mon enfant fait pipi au lit ». À propos de l'énurésie...

« Mon enfant fait pipi au lit ». À propos de l'énurésie...

C’est un trouble extrêmement fréquent et bénin chez les enfants et particulièrement chez les jeunes garçons.

Pour autant, il est à l’origine d’une gêne personnelle, de tensions familiales, et de restrictions de la vie sociale (ne pas aller en colo, dormir chez des amis...), qui rendent un soutien et une prise en charge nécessaire. L’énurésie nocturne est une incontinence urinaire pendant le sommeil chez les enfants de plus de 5ans. L’acquisition classique de la propreté est d’abord diurne (la journée) puis progressivement nocturne entre 3 et 5ans. Comme nous vous le rappelons régulièrement dans les articles FINK, il faut toujours éliminer des diagnostics médicaux (neurologique, urologique, endocrinien...) avant d’affirmer une origine psychique. En pratique le premier temps est TOUJOURS la consultation chez le pédiatre. Il réalisera un examen complet et posera le diagnostic adéquat. Si le pédiatre retient le diagnostic d’énurésie il proposera une prise en charge conjointe pédiatrique, avec des conseils pratiques, des règles hygiéno-diététiques à respecter, et pédopsychiatrique.

Les causes de l’énurésie ne sont pas totalement connues. On la dit « multifactorielle » le plus souvent. En pratique, on considère qu’il s’agit d’un trouble causé par des éléments psychiques chez un enfant ayant encore une immaturité vésicale. L’énurésie est dite « primitive » si l’enfant n’a jamais été propre plus de 6mois, et « secondaire » si l’enfant a connu une longue période de propreté avant l’apparition des troubles.

Sur le plan psychologique ces 2 types d’énurésie ont des explications bien différentes. Le cas le plus fréquent est celui d’une énurésie primitive et isolée. C’est à dire que l’enfant n’a jamais été propre le soir et qu’il ne présente pas d’autres symptômes psychologiques.
Classiquement il s’agit d’un enfant collé à sa mère, ou pris dans une relation trop excitante sur le plan physique ou psychique avec l’un des parents. Cette proximité excitante la journée, peut mettre l’enfant dans un état de tension interne qui trouvera sa voie de décharge dans les mictions nocturnes. Ainsi, pour ces enfants il est important de les autonomiser, de favoriser le calme en fin de journée et de ne pas être dans un rapproché physique excessif. Le profil type est celui du garçon trop proche d’une maman très aimante et un peu trop collée.
L’évolution spontanée de l’énurésie est la disparition complète du symptôme en début d’adolescence. Les cas d’énurésies secondaires, ou d’énurésies accompagnées d’autres symptômes psy, témoignent d’une angoisse infantile débordante dont les causes peuvent être multiples, et imposent une consultation pédopsychiatrique (mais toujours après le pédiatre !).  

En pratique, la prise en charge consiste en une guidance parentale et un travail psychologique individuel avec l’enfant. Les techniques comportementales et l’interprétation plus analytique des difficultés de l’enfant, sont à associer autant que possible. Dans les cas les plus rebelles il est possible de prescrire des traitements médicamenteux le soir afin de contracter le sphincter de la vessie, ou de diminuer la production d’urines nocturne. Ces traitements sont à manier avec précautions, ils doivent être prescrits uniquement par un urologue, et leur efficacité est inconstante. En pratique ils sont très peu prescrits, et réservés aux formes sévères et tardives (adolescents).      

Pour en savoir plus sur l'encoprésie chez les enfants, retrouvez nos articles :
"Encoprésie : Comprendre et agir", par le Dr.LARRAR.


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