L'exigence parentale

L'exigence parentale

« Je veux le meilleur pour mon enfant ! ». Ce désir pour notre progéniture nous rend-il trop exigeants ?

 

  Les parents rêvent du meilleur pour leurs enfants. Ils veulent les voir surfer dans l’existence, et échapper aux douleurs qu’ils ont eux même pu connaître. Bien sûr cette motivation est louable, mais si les dispositifs qui l’accompagnent ne sont pas nuancés, l’enfant risque de rencontrer plusieurs difficultés.

 

L’enfant veut séduire ses parents. C’est pour lui une affaire de grande importance. Il en va de son amour propre, de l’estime qu’il se porte et de son épanouissement au quotidien. Un enfant qui ne séduit pas suffisamment ses parents, qui a l’impression de ne pas être à la hauteur de leurs rêves ou de leurs exigences, va se déprimer, et perdre une certaine confiance en lui. Il faut valoriser nos enfants, et s’il est du rôle des parents de les « tirer vers le haut », cela doit se faire avec parcimonie, dans le plaisir le plus souvent, et toujours en leur rappelant que nous sommes fiers d’eux même lorsqu’ils n’y arrivent pas.

 

Les parents doivent passer un contrat de moyen avec les enfants et non pas un contrat d’objectif. En pratique, il convient de réclamer et de valoriser les efforts, et de minimiser l’importance du résultat, surtout en cas d’échec, qu’il soit scolaire, sportif, ou social. « Je suis fier de toi parce que tu essayes. » «  Rater fait partie de la vie, moi aussi je rate plein de chose.» «  Celui qui est fort rate aussi, mais sa force c’est de se relever et de recommencer ». Voici l’esprit positif, encourageant et dédramatisant des échanges qu’il convient d’avoir avec son enfant.

 

Notez qu’un enfant excessivement valorisé par son parent, encourt lui aussi des difficultés. Tout d’abord, il peut vivre avec douleur l’écart avec ce que lui renvoie un monde extérieur froid et plus indifférent. Au point, qu’il puisse chercher à s’en écarter et à se cantonner à son domicile et à sa vie familiale. Ensuite, si la survalorisation est crédible aux yeux d’un petit, elle ne l’est plus lorsqu’il grandit. Le propos parental risque d’être tout entier dévalorisé à ses yeux. Et il peut aussi considérer qu’il n’est plus « celui qu’il était », qu’il est « moins bien qu’avant », devant sa difficulté à reproduire ses exploits infantiles !!!

 

Bref, valorisez l’effort, dédramatisez le résultat, continuez à dire à vos enfants qu’ils vous plaisent même quand ils ratent ou qu’ils sont en difficultés, mais restez nuancé quand à ses prouesses !


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