La culpabilité maternelle

La culpabilité maternelle

Pourquoi les mamans se sentent-elles toujours coupables ?

La culpabilité de la femme enceinte

Tomber enceinte, mener à bien sa grossesse, accoucher dans de bonnes conditions puis être une bonne mère sont des missions que s’imposent les femmes avec gravité.
Elles pensent ces événements naturels et donc souvent imprévisibles, peu maîtrisables et capricieux, comme des performances à réaliser. Ainsi, fort malheureusement, il est très fréquent qu’une femme qui rencontre la moindre difficulté au cours de ce long processus de « parentalité », se culpabilise, et se condamne psychiquement pour son « incompétence » maternelle !

Si la grossesse ne prend pas, c’est qu’elle n’a pas un ventre accueillant, ou qu’elle n’est pas faite pour être mère.

Si la grossesse s’arrête et laisse place à une fausse couche, c’est qu’elle aura fait une erreur, et qu’elle n’aura pas su bien s’occuper du fœtus dans son ventre. Elle aura « mangé quelque chose qu’il ne fallait pas », « ne se sera pas reposée », « aura été punie de ses mauvaises pensées vis à vis du bébé à venir »..., elle trouvera bien quelque chose à se reprocher !

Si la grossesse se finit avant le terme prévu, elle sera coupable d’ « avoir un utérus trop petit » ou « d’avoir trop travaillé »... Si le bébé nait avec une pathologie, c’est qu’elle n’aura pas « su le protéger », « lui donner les bonnes choses », « lui aura transmis du mal »...  

La culpabilité de la jeune maman

Puis, après la naissance cette terrible culpabilité continuera son règne tyrannique sur le psychisme de la mère qui trouvera à tous les problèmes de la vie, une faute bien à elle, une erreur d’éducation, un mot malheureux, un choix discutable...
De la fécondation à l’éternité, TOUT EST DE LA FAUTE DE LA MAMAN !

Cela paraît souvent tellement absurde à l’entourage, notamment au conjoint, que la femme se retrouve absolument isolée face à ses tourments psychiques...
Elle est d’abord soutenue, rassurée, raisonnée par les proches bienveillants et intelligents, puis « abandonnée » à sa « folie » par ces même gens épuisés par l’inefficacité de leurs argumentations.

Je ne peux vous transmettre en un article les raisons profondes de ces douleurs et culpabilités féminines. Il est question de notre propre enfance, de notre propre rapport à notre mère, de nos failles, de notre idéal de fonctionnement qui nous tyrannise... Il s’agit d’une partie majeure de la pédopsychiatrie, de la psychiatrie adulte et de la psychanalyse.

Chaque femme aura en fonction de son histoire personnelle ses zones de fragilités et ses « folies privées ».

 

Quand consulter ?

Si cette culpabilité maternelle semble inévitable, elle doit pouvoir être raisonnée, et permettre une vie agréable pour toute la famille

Si ce n’est pas le cas, si la souffrance psychique est trop envahissante ou intense, je ne pourrais pas vous donner un meilleur conseil que celui de CONSULTER un psy !

Se poser, et réfléchir pour apaiser vos angoisses peut tout simplement changer votre vie et celle de votre famille...

En savoir plus sur les angoisses maternelles et autres troubles post-partum


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