Crèche, nounou ou maman à la maison ?

Crèche, nounou ou maman à la maison ?

Dilemme de toutes les jeunes mamans, chaque dispositifs a ses avantages et inconvénients. Zoom sur les modes de gardes des petits...



Le choix entre ces 3 modes de gardes est souvent imposé par la réalité et ses contingences matérielles : - pas d’emploi - pas de place en crèche - pas les moyens de prendre une nounou, même à plusieurs parents... Alors surtout pas de panique, ni de culpabilité maternelle, on peut parfaitement évoluer dans ces différents environnements à condition que l’on s’occupe sainement et tendrement de lui. Avant de faire l’inventaire sur les avantages et inconvénients réels des différents modes de garde, je vais enfoncer une porte ouverte sur le choix de la nounou. Il est impératif qu’elle vous soit recommandée et que vous vous sentiez en confiance ! Les nounous sont dans l’immense majorité saines et compétentes dans notre pays, mais la folie, ou la perversion n’épargne aucun corps de métier. Il existe donc des gens dérangés et dangereux psychiquement voire physiquement pour l’enfant. Ne soyez pas trop bien élevé, vous devez vous renseigner sur la personne à laquelle vous confiez votre enfant, lui demander clairement ses références et prendre le temps régulièrement de faire le point avec elle sur le déroulement des journées, les difficultés éventuelles et leur mode de gestion...La nounou qui se montrera attaquée par cette curiosité et inquiétude maternelle, donnera déjà un indice de son manque d’assurance professionnelle, ou de sa rigidité mentale. Privilégiez quelqu’un de doux, équilibré et transparent dans sa pratique, avant de vous soucier de son « programme » d’éveil psychomoteur de l’enfant ! Certaines nounous, conscientes de l’angoisse parentale, proposent des caméras de surveillances accessibles en permanence aux parents. Cela ne me dérange pas, mais il doit s’agir de transparence et non d’intrusion ou de voyeurisme. Votre enfant ne doit pas se sentir regardé, espionné ou faire des coucous aux caméras. Il doit les ignorer, ne pas savoir votre présence virtuelle, afin de se décoller psychiquement et de vivre l’instant et la relation pleinement.


 



  • Maman à la maison


Bien sûr il est douloureux de laisser son petit pour reprendre le travail. Pour la plupart, cela se fait au bout de 3mois. C’est bien sûr tôt, mais la société ne nous laisse pas vraiment le choix et l’enfant s’y adapte bien. Si vous désirez garder un peu plus votre enfant et que cela est faisable professionnellement et familialement, alors évidemment c’est une chance, un privilège pour vous deux ! Une séparation vers une autonomisation, en douceur et progressive est toujours souhaitable mais rarement possible. Lorsqu’on bénéficie de quelques mois de plus, le temps mature le psychisme du bébé et celui de la maman et facilite leur séparation transitoire la plupart du temps. La maman commence à tourner en rond à la maison, à s’ennuyer et à avoir envie de retrouver une vie personnelle et professionnelle. S’il n’y a pas de trouble de la relation, ni de culpabilité maternelle excessive, c’est l’évolution saine et naturelle des choses. Si maman arrive à se séparer, alors le bébé peut y arriver ! C’est toujours dans ce sens que cela se passe ! Le risque de la présence maternelle prolongée est la mise en place d’une relation fusionnelle, qui sera un obstacle chaque jour plus grand à la séparation et à l’autonomisation de l’enfant. Si maman reste à la maison, elle ne doit pas rester collée !! De plus, si le fait de prolonger votre congé maternité met en danger votre vie professionnelle, votre vie de couple, ou tout simplement votre vie mentale (sensation d’étouffer), alors il ne faut pas le faire ! Le bébé portera inconsciemment le poids des choix de sa mère et de ses conséquences. Soyez égoïste, c’est le mieux pour votre enfant aussi !


 



  • La crèche


La crèche a bonne presse auprès des parents. L’institution, les nombreuses personnes dans les locaux, les rassurent quant au risque de maltraitance, la formation professionnelle et l’encadrement des puéricultrices sont des éléments en faveur d’une stimulation psychosensorielle de qualité, et la présence d’autres enfants favorise la socialisation et l’éveil. Ces avantages sont bien réels, et la plupart des crèches fonctionnent très bien. Cependant, la première année surtout, le bébé a besoin de calme, de douceur, et joue surtout seul. Il développe une relation avec la puéricultrice sur un mode maternelle, mais ne s’intéresse pas aux autres enfants, au mieux il les tolère. De plus, la collectivité importante expose immédiatement le petit aux maladies infantiles incontournables. Il faut avoir conscience que la première année de collectivité est une année rythmée par les fièvres, les rhumes et les gastros. En pratique, le petit est une semaine à la crèche et une semaine malade ! Ce sera pareil à son entrée en halte garderie ou à la maternelle. Donc point de culpabilité, il n’y a aucune chance d’échapper à terme aux maladies infantiles dites « d’adaptation ».


 



  • La nounou


La nourrice compétente et recommandée, offre à l’enfant un cadre ressemblant à celui de sa maison, et une relation calquée sur la relation à la mère. Il s’agit d’une sorte de continuité sur le plan affectif, qui peut être plus simple à supporter pour certaines mamans, mais plus compliquée pour d’autres qui vont craindre la « concurrence » et de perdre leur place de préférée.     En pratique, il convient de choisir le mode de garde qui vous convient le mieux à VOUS parents ! Votre petit se développera normalement dans n’importe quel contexte sain et bienveillant. Mais il ira d’autant mieux qu’il sent ses parents sereins, et en confiance. Nos angoisses sont palpables pour nos petits, et peuvent provoquer des inquiétudes et des comportements d’oppositions chez eux. Qu’il s’agisse d’une crèche, d’une nounou, ou de sa maman, le petit doit trouver la première année de la douceur, une relation privilégiée et une stimulation psychomotrice nuancée sans excès. Il a aussi besoin de petits moments où il est « seul » c’est à dire où il s’occupe seul.


Pour en savoir plus sur la petite section, retrouvez nos articles : 
"La toute petite section", par le Dr.LARRAR.


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