Urgences psychiatriques adultes

Urgences psychiatriques adultes

Les reconnaître et savoir réagir
Il y a en réalité peu de réelles situations d’urgences en psychiatrie.
La psychiatrie et la psychologie sont des domaines où la temporalité est plus longue que dans les autres disciplines de santé, et il est difficile de faire un travail en profondeur en situation d’urgence.
Ainsi, l’urgence en psychiatrie doit être gérée avec des objectifs raisonnables et modérés : protéger le patient et passer la crise.
La prise en charge des causes profondes se fait dans un second temps.
L’urgence est une des portes d’entrée vers le soin psy, mais il est toujours préférable de l’anticiper.
Quelles sont les véritables urgences psychiatriques nécessitant une intervention immédiate du psychiatre ? (CF. CAT urgences)
1/ Les épisodes délirants
Lorsqu’un individu se met à délirer, à tenir des propos incohérents ou à avoir des comportements « fous », il faut absolument le conduire aux urgences pour qu’un diagnostic soit posé et qu’une prise en charge immédiate débute.
Le patient délirant peut en réalité avoir une pathologie organique type méningite nécessitant une intervention médicale vitale.
Le patient délirant pour raisons psychiatriques ( Bouffées délirantes aigues, Schizophrénie, paranoïa) peut représenter un danger immédiat pour lui-même et aussi pour l’entourage.
Enfin, le délire peut être secondaire à l’ingestion de toxiques ou drogues et nécessiter une prise en charge et une surveillance aux urgences.
Bref, on n’attend pas une semaine le rendez vous chez le psy de ville pour emmener consulter un proche qui se met à délirer !!!
2/ Les Tentatives de suicides
Il est impossible pour l’entourage d’évaluer la gravité d’une TS ou d’évaluer le risque d’un passage à l’acte.
Le patient ayant attaqué son intégrité physique ou menaçant de le faire doit être vu par un médecin en urgence et rencontrer dès que possible un psychiatre ou un psychologue.
Ensemble, ils évalueront la situation et proposeront une prise en charge, et éventuellement une hospitalisation.
3/ Les Troubles des comportements graves
Schématiquement, il faut considérer comme une urgence les troubles des comportements extrêmes :
Patient prostré, immobile dans son lit, très agité, ne dormant plus du tout, violent physiquement sans raisons apparentes...
Ces situations peuvent témoigner d’un processus délirant interne et non verbalisé par le patient, mais extrêmement grave et dangereux à court terme.

En cas de doute appelez votre médecin traitant, ou les urgences de votre hôpital, ils vous orienteront de façon adaptée.
Les autres symptômes psychiatriques, même très préoccupants ne sont pas considérés comme des urgences absolues.
Un patient toxicomane, une anorexie sévère, des comportements à risques...doivent être pris en charge au plus vite. Simplement, ils ne relèvent pas des urgences hospitalières, et une première rencontre avec le monde de la psy dans ces endroits impressionnants, risquent de les braquer quant à une prise en charge ambulatoire, comme un simple suivi en consultations psychiatriques ou une psychothérapie.

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