TOC

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Les TOC chez l’enfant et l’adulte Comprendre et agir

  Les TOC sont des troubles obsessionnels compulsifs. Il s’agit de symptômes fréquents, de forme et présentation variée, d’intensité variable et pouvant être transitoires, notamment chez l’enfant, ou fixes. Obsessionnels signifie que ces troubles sont du registre de la névrose obsessionnelle. Compulsifs évoque la dimension brutale et non raisonnable du symptôme.

En pratique, un patient, enfant ou adulte présentant un TOC, a en général des éléments de personnalité obsessionnel (une certaine rigidité, un gout excessif pour la maîtrise et le contrôle, une difficulté à se laisser aller, à être un peu passif...), et a parfaitement conscience de la bizarreries de son comportement et de sa dimension irrationnelle, il ne peut simplement pas s’en empêcher...bref il n’est pas fou !

Les TOCS ont plusieurs expressions cliniques : . Rituels de vérifications (portes, fenêtres, lumières dans la maison, gaz dans la cuisine...) . Rituels « conjuratoires » (« je dois toucher du bois et ma tête 10 fois pour éviter un drame ! » ou comme l’arithmomanie : « je dois compter de 2 en 2 jusqu’à douze sinon un malheur va arriver » ...) . Obsessions idéatives (ruminations, phobie d’impulsion cf art) . Lavages de mains dans les nosophobies...

Les causes des Toc sont probablement multiples, classiquement on les dit plurifactorielles, environnementales et neurobiologiques. C’est à dire que l’on considère qu’il s’agit d’une expression symptomatique anxieuse sur un terrain prédisposé (génétique mise en cause dans plusieurs études). Le patient, involontairement, déplace ses angoisses personnelles sur une préoccupation concrète. Son inconscient lui propose un tour de « passe passe », c’est à dire qu’il troque son angoisse pour un sujet important affectif contre un souci concret !


En clair, au lieu de s’angoisser pour nos désirs et angoisses profonds, on s’angoisse pour la porte que l’on imagine avoir oublié de fermer !
Ainsi, l’inconscient imagine qu’en vérifiant la porte, l’angoisse sera apaisée. Bien plus facile que de gérer nos émotions ! Le problème, c’est que cette tentative de l’inconscient est un échec : une fois la porte vérifiée, le doute me reprend et je remonte encore vérifier...En effet, la cause profonde de notre angoisse est toujours présente, donc le symptôme continue malgré les vérifications. Et c’est d’ailleurs pour cela que les discours rationnels de l’entourage n’ont aucune prise sur le patient. L’enfant ou l’adulte présentant un Toc est parfaitement conscient qu’il n’est pas raisonnable dans son comportement ou sa « croyance conjuratoire ». En lui faisant la morale ou en lui expliquant rationnellement que tout va bien, on enfonce une porte ouverte !


Il s’agit d’un symptôme psy et pas d’une bêtise, donc ne grondez pas vos enfants s’ils présentent des Tocs, et ne vous méprisez pas si c’est vous qui êtes atteint !
Le traitement des TOC porte sur les leviers disponibles, à savoir l’apaisement des angoisses et des techniques de « rééducation » du comportement. Les thérapies type TCC sont réputées plus efficaces chez les adolescents et les adultes. Chez l’enfant le travail classique proposé par les pédopsy intègre des dimensions analytiques et comportementales, ce qui est parfaitement adapté. Les Tocs peuvent être soulagés aussi par des traitements médicamenteux de la famille des antidépresseurs type IRS (Zoloft par exemple).


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