Deuil d'un enfant, accompagner la souffrance dans les premiers temps

Deuil d'un enfant, accompagner la souffrance dans les premiers temps


Qu’attend le parent en deuil ? Qu'attend-il de son entourage?



Au tout début il n’attend rien! Et tout... Rien car, comme dans les traumatismes, après le
choc de la confrontation à la mort le temps s’arrête, et le parent est dans l’incapacité de se
projeter dans un avenir, même un avenir immédiat. Les décisions sont difficiles à prendre
pour lui/ elle, mais il ne faut pas pour autant l’écarter et les prendre à sa place car ce serait
réactiver la situation d’impuissance où ce décès le plonge déjà. Dans les premiers temps la
bonne posture est d’être présent (mais pas envahissant) et surtout d’être patient. Le parent
qui vient de perdre son enfant n’affichera peut-être pas ouvertement sa souffrance, mais
cela pourra se deviner et si vous voulez l’aider le mieux serait de pouvoir se rendre
disponible tout en gardant du respect.



Que faut il éviter de faire/dire dans les premiers temps?



Comme mentionné plus haut retenez votre curiosité et évitez de questionner trop
précisément sur les détails du décès: la personne va vous répondre par automatisme mais
ensuite il restera un malaise néfaste pour elle. A moins que vous soyez dans un cadre
professionnel et donc en milieu protégé, il vous faudra attendre qu’elle ait envie d’en parler
d’elle même. A proscrire aussi les expressions du type “la vie continue”, ou “il faut faire son
deuil” qui restent sans aucun sens pour le parent.

Pour lui, faire son deuil veut dire oublier: il n’a aucune envie d’oublier son enfant.
Et la vie continue, oui! Mais sans son enfant c’est inimaginable...

Adoptez plutôt une attitude bienveillante consistant à reconnaître son
courage, ou simplement la douleur incontournable dans cette situation, et ce sera bien
suffisant.
Les “Joyeux Noel”, et autre souhaits protocolaires peuvent aussi être un peu “hors
sujet”... Alors préférez signifier que vous pouvez imaginer comment ces premières fêtes
sans l’Être disparu peuvent être difficiles et nostalgiques, mais que vous leurs souhaitez
beaucoup d’apaisement et de réconfort en famille ou avec des amis.
Faites vous aussi confiance: si la personne sent du respect pour sa peine et qu’elle
n’a pas l’impression que vous venez lui imposer votre mode d’emploi, elle pardonnera les
maladresses. Avec le temps qui passe elle y sera moins sensible.



Et s’il se met à délirer ?



Votre proche qui a perdu son enfant peut devenir plus religieux, ou même ésotérique. C’est
son ressenti personnel, et s’il vous dit qu’il a eu des signes de quelque chose qui le
rapproche émotionnellement de son enfant vous devez accepter ces confidences avec
respect. Il faut rester attentif à ce partage dans la mesure où si il est traité avec respect, cela
peut éviter que les ressentis soient détournés dans des milieux sectaires. Votre ami/e n’a
pas à être jugé/e, ses impressions non plus car elle lui appartiennent totalement. La plupart
du temps ce n’est pas du délire.


 


Faut il le forcer à « se bouger » ou à consulter pour éviter
qu’il ne s’enfonce dans la dépression?



Il est parfois difficile de respecter le temps de la personne, son besoin d’une durée propre à
chacun pour se recueillir, soigner sa peine, traiter son chagrin de la façon qui lui appartient.
Néanmoins si vous vous faites du souci pour votre proche, c’est que sans doute vous avez
repéré des signes alarmants: demandez lui de se rapprocher de son médecin traitant qui
saura l’orienter. Prenez rendez-vous avec lui si nécessaire, accompagnez le...


 


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