Cannabis : Les effets recherchés par les consommateurs

Cannabis : Les effets recherchés par les consommateurs

Quels sont les atouts du cannabis? Quels effets biologiques recherche le fumeur? Le THC, produit actif du cannabis, est un puissant psychotrope. Ses effets sur le cerveau sont nombreux et puissants. Il y a plusieurs types de consommateurs, chacun à la recherche de quelque chose. Le cannabis répond à des demandes nombreuses et variées :



  • L’euphorie


La recherche d’euphorie est très prisée dans la consommation « sociale » de cannabis. Elle a un effet précoce fréquent, et les consommateurs apprécient l’ambiance que cela génère, et les rires immotivés...



  • L’apaisement


On entre de plein pied dans une recherche que je qualifie de « pathologique ». En effet, qui dit apaisement dit stress. Et cette recherche de calme, de diminution du stress, des angoisses, est la première motivation des consommateurs chroniques. Le cannabis est leur anxiolytique, le lexomil de « mémère » en plus « stylé ». Le THC a en réalité un effet très paradoxal et aléatoire sur les angoisses. En pratique, il peut les diminuer, ou plutôt les « abraser », les assommer au début de la prise, puis en créer des plus puissantes, souvent de type paranoïaque dans un second temps. Enfin, en fin de prise, la perte de l’effet du THC laisse place à un retour des angoisses initiales. Ce cercle vicieux, angoisse-cannabis-angoisse est un des plus difficiles à casser.



  • Le sommeil


Là encore il s’agit d’une attente d’emblée pathologique. Le consommateur a en réalité un trouble de l’endormissement qui témoigne en règle générale d’angoisses inconscientes, et le cannabis se mue en somnifère. Problème, le sommeil sous cannabis est perturbé et n’a pas la même qualité réparatrice qu’un sommeil naturel (il en est de même avec les somnifères). Les longues nuits laissent alors le sujet dans un état de fatigue, qui fragilise son psychisme et par conséquent le rend plus vulnérable aux angoisses...



  • La créativité


La désinhibition, l’euphorie, et aussi la dimension psychologique type placebo, du cannabis, donnent l’illusion au consommateur d’une créativité libérée et exacerbée. Il est fréquent cependant que celle ci s’avère désordonnée et stérile, et que les productions artistiques réalisées sous THC soient décevantes.   Il existe d’autres effets, notamment autour de la sexualité (endurance sexuelle ressentie, mais en réalité fréquente impuissance), mais ils sont rarement les moteurs principaux de la consommation... Lien utile : Sos-addictions.org


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