Alzeheimer : comment réduire le risque ?

Alzeheimer : comment réduire le risque ?

Peut-on prévenir la survenue d’une maladie d’Alzheimer ?



La maladie d’Alzheimer est la première cause de maladie de la mémoire. Elle toucherait près de 800 000 personnes en France. Elle apparait le plus souvent après 65 ans, mais sa fréquence augmente avec l’avancée en âge ; elle toucherait près de 20% des personnes de plus de 85 ans. Il y a des formes précoces avant 60 ans, qui ont souvent une origine génétique. Il n’y a pas à ce jour de moyen de prévenir ni de guérir une maladie d’Alzheimer. En revanche il y aurait un certain nombre de facteurs de risque qui favoriseraient sa survenue, qui la rendraient plus précoce, qui en aggraveraient le pronostic fonctionnel ou qui la compliqueraient. On ne peut agir que sur quoi on peut avoir la maitrise.


Autrement dit on ne peut changer les choses dans notre vie que si elles sont à notre portée. On peut tenter d’agir sur le risque vasculaire. Bien souvent la maladie d’Alzheimer n’est pas « pure » et s’associe à des atteintes des vaisseaux ou micro vaisseaux cérébraux (on parle alors de démence mixte). On peut donc cesser de fumer, avoir une activité physique régulière, lutter contre un surpoids, réduire son cholestérol, son acide urique, limiter le sucre, traiter un diabète, rechercher et traiter un syndrome d’apnée de sommeil, réduire son stress par une adaptation de son quotidien, par de la relaxation, de la méditation. On peut limiter les facteurs de risque d’atteinte cérébrale. Il faut réduire ou stopper sa consommation d’alcool. La démence alcoolique est la troisième cause de maladie de la mémoire. L’alcool produit un effet toxique sur les neurones du corps et du cerveau, et induit une carence en certaines vitamines qui majore ce risque. On parle de maladie de Korsakoff. Il faut rechercher et traiter des causes de démences secondaires : carence en vitamine B12, en acide folique, traiter une hypothyroïdie, rechercher un hématome cérébral anciennement formé, équilibrer une maladie de Parkinson. Des traumatismes répétés (boxeur), le sida, la syphilis sont des causes de démences secondaires.


La question des anxiolytiques (benzodiazépine) n’est pas tranchée. Une étude aurait retrouvé que la prise au long cours de ce type de médicaments majorerait le risque de maladie d’Alzheimer. Il n’y a pas eu de confirmation dans la littérature. Et en pratique ça n’est pas la règle. Il est cependant nécessaire de rappeler que l’usage de ces traitements doit être le plus court possible. Qu’il faut tenter d’éviter l’augmentation de la dose liée à l’effet de tolérance (effet moindre au fil du temps pour une même posologie). Qu’il y a d’autres façons de traiter une anxiété chronique que les anxiolytiques.


Que dire de la dépression et de la démence ? On a établi des liens entre une atteinte cognitive et le fait d’avoir souffert de plusieurs dépressions ou d’une dépression prolongée. Il s’agit plutôt d’une sorte d’épuisement du système, avec des difficultés d’exécution (attention, concentration, apathie, désorganisation) que d’une réelle atteinte de la mémoire. Cependant, il est préférable pour « protéger » le cerveau de lutter et de traiter efficacement toute dépression et de tenter d’en réduire le nombre de rechute.


Enfin il semblerait que l’exercice intellectuel, la stimulation cognitive, une vie nomade et riche professionnellement diminuerait le risque d’apparition de la maladie. Il s’agit peut être plutôt d’un retard diagnostic dû au fait que la perte d’autonomie survient plus tard chez des personnes aux niveaux intellectuels supérieurs. On peut cependant retenir qu’il est intéressant de faire travailler sa mémoire le plus souvent possible. L’utilisation de jeux, des logiciels pour la mémoire, le bridge, les mots croisés…peuvent être utiles. Happy neurone.


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