Traiter la dépression du sujet âgé

Traiter la dépression du sujet âgé

Comment soigner une dépression chez un sujet âgé ?

La dépression est sous diagnostiquée et sous traitée. La banalisation de la tristesse ou d’affect dépressif chez la personne âgée est la règle. Il est pourtant essentiel de bien reconnaitre une dépression et de bien la traiter pour en prévenir les complications et les risques. Pour prendre en charge une dépression, il y a lieu dans un premier temps d’en évaluer la gravité, le risque suicidaire, les pathologies physiques associées et la possibilité du traitement à domicile (trouble de mémoire, solitude, prise d’alcool).

Il en résultera la nécessité ou non d’une hospitalisation et l’urgence à le faire. Au mieux cette hospitalisation se fera en unité spécialisée de gérontopsychiatrie et de psychiatrie habituée à accueillir une personne âgée. Il faut ensuite éliminer une cause somatique par un bilan général qui tiendra lieu de bilan pré thérapeutique, souvent une imagerie cérébrale. On traitera des conséquences de la dépression, une constipation, une douleur, une déshydratation, un déséquilibre d’un diabète, on reprendra le traitement habituel s’il a été arrêté et on l’ajustera si besoin. Ensuite, il faut rassurer le patient sur ce qu’il traverse, que cet état n’est pas définitif et qu’il peut s’arranger. Que sa situation n’est pas normale et que cela mérite d’être soigné, que cela peut prendre un peu de temps.

Il faut organiser le rythme des rendez-vous, impliquer la famille, envisager des séances de psychothérapie, une surveillance, éventuellement un passage infirmier à domicile. Il faut ensuite choisir un traitement antidépresseur. Le principe général est de préférer une monothérapie, de choisir une molécule adaptée à l’âge, la posologie doit être efficace mais adaptée à l’âge. La mise en place doit être lente et progressivement croissante. On évalue ensuite la tolérance, l’efficacité après 2 à 3 semaines avant de changer ou de monter les posologies. L’effet est classiquement retardé par rapport à l’adulte. Les formes plus résistantes et la persistance de symptôme résiduel sont plus fréquentes. Il faut après l’effet positif obtenu maintenir le même traitement à bonne posologie pendant 6 mois à 1 an avant d’envisager la réduction puis l’arrêt si possible.


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