La psychomotricité, indications et intérêts

La psychomotricité, indications et intérêts

Qu'est ce que la psychomotricité ? A quoi sert-elle?

La « psychomotricité » est un soin paramédical, fondamental dans la prise en charge de nombreux troubles chez l’enfant, mais aussi l’adulte. Le psychomotricien est un professionnel diplômé, ayant suivi un cursus long, et très sélectif. En France les psychomotriciens sont très bien formés et interviennent dans des soins très variés. La psychomotricité rééduque, bien entendu, les troubles psychomoteurs secondaires à des retards mentaux, affections neurologiques, syndromes génétiques, accidents, handicaps...

Mais depuis des décennies le champ d’intervention des psychomotriciens s’est étendu, surtout en pédopsychiatrie. Il est très fréquent et très utile de faire bénéficier de séances de psychomotricité, à un jeune enfant présentant des troubles psychologiques. Cela génère souvent des interrogations légitimes des parents : « pourquoi un psychomotricien si mon enfant n’a aucun trouble moteur ? ». Pour répondre à cette question il est nécessaire d’expliquer quelques notions sur le développement global d’un enfant. La psychomotricité est une fonction de l’être humain qui intègre le psychisme et la motricité en vue de s’adapter à son environnement.

Le développement de l’enfant est dit « psychomoteur », c’est à dire que le développement de son psychisme, son intellect, de ses affects, sont intriqués en permanence avec son développement moteur. Par exemple, lorsqu’un enfant se met à marcher, son développement moteur lui offre la possibilité de découvrir un monde plus vaste avec des nouvelles sensations et des nouvelles découvertes intellectuelles. Ainsi, le fait de marcher est un progrès moteur, qui génère immédiatement un éveil psychique supérieur ! A l’inverse, l’éveil psychologique d’un enfant va le pousser à se mouvoir pour aller satisfaire sa curiosité. Ainsi, cette fois ce sont les progrès psy qui vont motiver des avancées motrices...


Ainsi, la sphère motrice et la sphère psychique sont en interaction permanente.
Il est donc logique qu’une difficulté dans l’une de ces sphères puisse régulièrement générer des conséquences négatives dans l’autre. En pratique, un enfant présentant des troubles moteurs risque de vivre moins de nouvelles expériences et donc de ralentir son développement psychoaffectif. A contrario, un enfant souffrant de troubles psychologiques peut présenter des retards d’acquisitions motrices. Par exemple, un jeune enfant présentant des angoisses de séparation, va coller sa mère à l’excès, refusant de s’écarter d’elle, et donc risque de retarder son acquisition de la marche... A contrario, un enfant qui gagne en confiance en lui va oser plus de choses sur le plan moteur, il va être plus téméraire en somme, et dans le même esprit, un enfant qui fait des progrès « physiques » gagne en confiance en lui et apaise des angoisses.

Le psychomotricien travaille donc sur les deux registres, moteur et psychique, afin de permettre à l’enfant de gagner en confiance en lui et en compétence, pour un bon épanouissement. En pratique, le psychomotricien est très utile dans la prise en charge pédopsychiatriques des jeunes enfants, particulièrement lorsque l’acquisition du langage est incomplète, ou insuffisante pour permettre un bon travail psychothérapeutique.


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