La confiance en soi de l'enfant

La confiance en soi de l'enfant

« Mon enfant manque de confiance en lui » Comment donner confiance en soi à son enfant ? Comprendre et agir !

 

Les parents s’inquiètent souvent des doutes intrinsèques de leur progéniture, craignent qu’il n’ait pas confiance en lui, voire qu’il se dévalorise, et peuvent passer des heures à convaincre leur enfant de ses qualités, en vain.

 

Pourquoi ?

La confiance en soi est une notion vaste, et ses principaux ressorts sont différents selon les âges. Les enfants ont des fonctionnements psychiques singuliers, qui ne ressemblent pas toujours à ceux de leurs parents. Ainsi, les éléments qui vont booster la confiance en soi chez un adulte peuvent se montrer inopérants ou peu efficaces chez un plus jeune. Vanter à nos enfants leurs magnifiques qualités et les encourager dans toutes leurs entreprises, sont des éléments importants mais insuffisants.

En effet, dans la plupart des cas, ce n’est pas l’absence de qualités, ou l’excès de défauts qui déterminent la confiance en lui d’un enfant. Un enfant peut avoir mille qualités et pourtant douter profondément de lui même, tandis qu’un autre moins bien servi par la nature marchera dans la vie avec certitudes. Les causes du manque de confiance en soi d’un enfant sont donc ailleurs.

 

Voici les principaux fondements du « narcissisme » (confiance en soi en terme psychologique) infantile :  


-  L'identification aux parents
L’enfant qui dans la cour dit à son adversaire du jour « mon père est plus fort que le tien et ma mère est la plus belle » a assurément dans sa tête remporté la victoire. Il n’est pas question de lui, mais de ses parents et de la vision qu’il a d’eux. Un enfant qui entretient une relation de qualité avec ses deux parents, si ces derniers vont bien et ne sont pas déprimés, va, en s’identifiant à eux, prendre confiance en lui, se considérer de « la bonne graine », bref se sentir fort et beau comme ses parents ! En pratique, prenez des temps seuls avec chacun de vos enfants régulièrement à l’extérieur de la maison. Ces moments privilégiés solidifient la relation à deux et l’identification de l’enfant, et sans discours, juste en prenant ensemble du bon temps, vous gonflerez son amour propre !

-  L’autonomisation
« Je l’ai fait tout seul, comme un grand », « moi je sais faire ça »... Un enfant tire beaucoup de fierté de sa capacité à faire les choses seul. Plus il va se sentir compétent et autonome dans la vie de tout les jours, plus il va se sentir grand et fort. L’intelligence, la beauté, la gentillesse...sont des qualités que les plus jeunes ne savent pas évaluer et dont ils ne mesurent pas l’importance. C’est important de leur dire tout le bien que l’on pense d’eux bien sûr, mais le rôle des parents est aussi et surtout de les faire grandir et de les armer pour affronter la vie seul.   La surprotection parentale a une dimension dévalorisante pour l’enfant, elle peut lui sous entendre qu’on ne le pense pas suffisamment capable... En pratique : AUTONOMISEZ-LES le plus possible en fonction de leur âge.  

-   Le droit à l’erreur
Les enfants pensent qu’ils doivent tout réussir, et que l’échec est la preuve d’une incompétence, d’une faiblesse. Des enfants peuvent vivre comme une défaillance honteuse la moindre erreur ou imperfection. « Je ne suis pas parfait, donc je suis nul ! ». En pratique, il faut leur apprendre à rater sans dramatiser, leur montrer que tout le monde se trompe et qu’ils doivent calmer leurs exigences au lieu de toujours vouloir augmenter leur compétences. « Celui qui est fort se trompe, tombe, rate, mais il se relève et recommence ! »  

-   Le corps
Le corps de l’enfant a une place importante dans sa construction psychique. Son développement précoce est « psychomoteur ». Cela signifie que ses performances physiques nourrissent son psychisme et vice versa. Ainsi, un enfant qui se sent « gauche » dans les activités physiques perd une part de sa force, de ses compétences à ses yeux. Bien sûr tous les enfants ne sont pas des sportifs accomplis, mais il est important que leur corps leur apporte des satisfactions narcissiques. En pratique, sans mettre d’enjeu de performance, il faut emmener vos enfants se dépenser, crapahuter, courir, sauter, jouer au ballon...bref avoir une activité physique dans le plaisir !   Les parents s’inquiètent du manque de confiance de leur enfant, souvent, et ils craignent que leur enfant souffre ou complexe comme eux ont pu souffrir.

Nos enfants sont des êtres différents de nous, il ne faut pas projeter nos angoisses sur eux et réparer nos vies à travers la leur. Bref, soyez attentif et soutenant, sans excès ni bourrage de crâne.


Catégories


A propos de l'auteur

Articles liés

Parcourez les articles

Utilisez le moteur de recherche ci-dessous.


Vous n'avez pas trouvé ce que vous cherchiez ?

Vous souhaitez approfondir cet article, réagir ou proposer un sujet ?


Contactez-nous !
Consultation psychologique qualitative et sécurisée avec Wepsee