L’autisme et les TSA : Causes et débats

L’autisme et les TSA : Causes et débats

 

« D’où viennent les TSA et comment les soigner ? » TSA et autisme des pathologies « polémiques »...

   

L’autisme et les TSA d’une façon générale, sont encore un mystère pour la science. Les recherches sur leurs causes, et les études pour évaluer les meilleures façons de les prendre en charge, sont nombreuses dans tous les pays occidentaux. Vous avez certainement entendu parler des « lois sur l’autisme », et des violents conflits entre des associations de parents et des psychiatres.

Ces débats passionnés s’expliquent par la relative ignorance de la science encore aujourd’hui et la colère de parents qui se sentent abandonnés par la pauvreté du système de soin public et culpabilisés par les anciennes théories psychanalytiques. Jadis considérées comme des pures pathologies psychiatriques, causées par une « dépression essentielle » précoce de la mère, aujourd’hui, les collèges de psychiatres évoquent plusieurs causes à ces troubles, un ensemble « multifactoriel ». Les facteurs qui seraient impliqués sont :

 

  • Neuro biologiques et génétiques :

Des anomalies du fonctionnement cérébral (notamment système GABA) ainsi que des « accidents » chromosomiques ont été retrouvés chez de nombreux enfants présentant un TSA

  • Environnementaux :

L’environnement familial et social semble participer à l’émergence des troubles. Cela peut être par le biais de difficultés relationnelles, de carences diverses…

  • Divers :

Des études évoquent notamment l’implication de virus et de facteurs nutritionnels… Les débats houleux ne portent pas simplement sur l’étiologie de la maladie, ils ont surtout lieu au sujet de la prise en charge des enfants. Les parents se plaignent des multiples insuffisances du système de soin public. L’offre de soin est insuffisante quantitativement et qualitativement, du fait de moyens très limités, et d’un indéniable retard sur la formation des soignants aux nouvelles techniques de soins. En pratique, peu d’enfants peuvent profiter des techniques venues pour la plupart des Etats-Unis. Les familles se démènent le plus souvent seules pour trouver des soignants formés et pour réunir les fonds pour les engager et les rémunérer. Devant cette faillite institutionnelle, les associations parentales prennent le relais pour soutenir et orienter les parents. En plus de la découverte d’un monde médical insuffisamment armé pour offrir une prise en charge optimale à l’enfant, les parents sont souvent pris en otage de la guerre de religion qui fait rage en « Psychiatrie ».

En effet, les psys s’affrontent sur les causes de la maladie, les explications des symptômes de l’enfant et donc les soins à prodiguer. En pratique, le psychanalyste « intégriste » considérera que l’autisme est une affaire purement affective et rejettera les techniques de rééducation comportementales, tandis que l’« extrémiste » neurobiologiste annulera toute dimension émotionnelle… Ces psychiatres oublient que la médecine n’est pas affaire de militantisme, ou de convictions, mais bien une discipline scientifique qui doit se ranger aux preuves, au pragmatisme et au bon sens. L’enfant ayant un TSA doit autant que possible bénéficier d’une prise en charge complète, pluridisciplinaire, intégrative, l’aidant sur TOUTES les dimensions de sa vie psychique : cognitive, comportementale, affective, et biologique si besoin. La conduite à tenir quant à la scolarité de l’enfant est aussi un sujet épineux. Là encore, les parents se heurtent au manque de moyens financiers et humains du secteur public.

Il existe un manque cruel de professionnels spécialisés, maîtresses, éducateurs, auxiliaires de vie scolaire… Il n’est d’ailleurs pas rare que les familles engagent elle-même des intervenants pour aider leur enfant au sein de l’école. Le maintien de la scolarisation dans un établissement classique est aussi débattu. Evidemment, l’hétérogénéité des formes de TSA ne permettent pas de donner une réponse unique et s’appliquant à tous ! Le bon sens et le pragmatisme engagent à discuter cela au cas par cas, et à construire une solution « à la carte ». En pratique, l’enfant peut bénéficier d’une intégration partielle à l’école, accompagné d’un auxiliaire de vie scolaire, et de soins et de classe spécialisés en fonction de ses besoins le reste du temps. Mais les enjeux symboliques et affectifs rendent le débat houleux. Pour beaucoup de parents, la scolarisation normale est un symbole d’intégration et les hôpitaux de jour signifient « mise en quarantaine ».

Pourtant, il est nécessaire pour l’enfant de s’adapter à ses besoins réels ! Si certains sont heureux à l’école et progressent, d’autres y sont débordés d’angoisses et en souffrance. Les CMP et les hôpitaux de jours proposent à ces derniers un cadre rassurant, un enseignement adapté, et une socialisation en petit groupe plus accessible (il y a en moyenne un soignant pour 3-4 enfants).   Les parents se plaignent à juste titre du parcours du combattant qu’implique la mise en place d’une prise en charge adaptée d’un enfant présentant un TSA.L’insuffisance des connaissances actuelles et la pauvreté du système de soins, génèrent des tensions majeures entre les familles et les soignants qui ont pourtant l’objectif commun d’aider l’enfant…


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