Jalousie et rivalité dans la fratrie

Jalousie et rivalité dans la fratrie

« Comment gérer la jalousie de mes enfants ? » - La jalousie dans la famille La jalousie au sein d’une fratrie est naturelle, saine et inévitable ! Les bagarres entre garçons proche en âge, ou les mesquineries de sœurs, sont normales et pluriquotidiennes. Il faut accepter cette réalité, et essayer de la gérer au mieux au quotidien.

 

  Plus les enfants sont jeunes plus ils se sentent menacés par un frère ou une sœur. A leurs yeux, les menaces sont multiples : des plus sérieuses aux plus futiles.

 

La rivalité pour l’amour ou plus largement pour l’attention du parent est au cœur de la problématique. Chaque enfant désire naturellement et spontanément être l’objet unique de l’affection et de l’attention du parent, de la maîtresse, des copains...bref de toute personne appréciée. Pour un jeune enfant, il n’y a pas de nuances ! Soit il est le préféré soit il se sent délaissé, soit il possède pleinement un objet soit il n’a rien... C’est précisément la vie de famille, les explications multiples des parents, bref l’éducation, qui permet à l’enfant d’évoluer plus finement, notamment en accédant à la notion de partage, ou de supporter de ne plus être en permanence et de façon exclusive au centre du monde ! « Mais je ne veux pas lui faire de peine, qu’il se sente délaissé, ou qu’il me voit faire des câlins à sa sœur et qu’il pense que je la préfère... » expliquent souvent les mamans inquiètes et culpabilisées.

 

Il est important de comprendre que les frustrations et les petites peines sont des étapes fondamentales pour le développement psycho affectif de l’enfant. Il doit vivre ces expériences, et les supporter progressivement. Il en sera plus fort et plus apte à évoluer dans un monde extérieur qui prendra moins de gants avec lui !! Vos comportements et décisions seront accompagnés d’explications (même pour les plus petits) qui lui permettront de comprendre (ou de ressentir pour les plus jeunes) que vous pensez bien faire, que votre bienveillance à son égard est toujours de mise. Ainsi, ces expériences ne seront pas traumatiques, mais fondatrices pour son psychisme. En pratique, faites ce qui vous semble juste, ne cherchez pas à tout prix à éviter les pleurs. Intervenez dans leurs disputes avec justice, quitte à désigner un coupable, et n’hésitez pas à gronder ou punir. Il faut fixer des limites à la jalousie infantile, leur montrer qu’il y a des actes que l’on ne tolère pas.

 

On punit les actes, mais pas les pensées ! Culpabiliser un enfant parce qu’il ressent de la jalousie, revient à lui interdire un sentiment naturel, au risque de lui faire penser qu’il est une mauvaise personne, un petit monstre détestable au fond... Au contraire, je pense qu’il est sain de dire aux enfants que l’on comprend leur jalousie, que tous les enfants pensent ces choses là et que nous même enfants nous sommes passés par là. Ainsi, il se sentira moins seul, soulagé, comprendra qu’il doit contrôler ses actes simplement, et qu’en grandissant son inquiétude s’apaisera comme ca a été le cas pour ses parents !

 

De plus il est très précieux de se garder dans la semaine un petit moment en tête à tête avec chacun de nos enfants. Ces instants de plaisirs qualitatifs rassurent l’enfant sur la singularité de sa relation au parent, le dispense de s’agiter pour attirer l’attention, et le nourrissent plus que de longs moments à plusieurs. En pratique, prenez le temps d’une activité hors de la maison avec chaque enfant alternativement, de façon régulière, et n’hésitez pas à verbaliser votre projet et ses raisons. Vous aussi vous pourrez retrouver le plaisir d’être parent de votre enfant et non policier ou commissaire à la brigade des conflits familiaux.


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