Autisme et TSA: faire le diagnostic

Autisme et TSA: faire le diagnostic

L’autisme et les TSA : processus diagnostic


  L’autisme et les TSA (troubles du spectre autistiques) sont caractérisés par les grands points suivants :



  • Troubles graves de la communication

  • Troubles de la socialisation

  • Caractère restreint et répétitif des comportements, intérêts et activités, d’apparition précoce


En pratique, le diagnostic de TSA est posé par un centre référent de pédopsychiatrie (en règle générale un service hospitalier, ou un CMP, centre médico-psychologique) après un bilan clinique et paraclinique c’est-à-dire après de multiples évaluations spécialisées et des examens complémentaires biologiques et radiologiques. Les signes d’un TSA : Il s’agit le plus souvent d’éléments présents très précocement. A quelques exceptions près, les troubles se mettent en place dès la naissance mais ne sont souvent perceptibles que lorsque l’enfant grandit, notamment devant la non-acquisition d’une compétence, ou la fixation d’un comportement anormal.



  1. Le trouble de la relation et de la socialisation :


L’enfant présente une interaction réduite avec le monde extérieur. Il est classiquement distant, froid, évitant. Il est souvent dit « dans sa bulle ». Bébé, cela se traduit souvent par une indifférence apparente à l’autre, une grande peur lorsqu’on le sollicite, un regard fuyant, un retrait de la communication à l’autre… Le trouble de la relation a de nombreuses conséquences. Evidemment affective pour l’enfant et ses parents, mais il y a aussi des conséquences concrètes dans les acquisitions et les apprentissages. En effet, pour apprendre il faut se mettre en relation avec un autre (adulte, parent), s’ouvrir à ce qu’il propose, et prendre du plaisir à l’interaction, donc chercher à répéter l’expérience… Ainsi les TSA, entravent l’accession du sujet à l’apprentissage, ce qui génère des retards divers.



  1. Les troubles de la communication :


Evidemment intriqués avec les troubles de la relation, les troubles de la communication de l’enfant autiste sont divers. Au premier plan on trouve les troubles du langage, avec notamment les retards de langage, et les « bizarreries » de langage comme l’écholalie (l’enfant répète en écho, et sans sens ce qu’il entend).



  1. Les troubles du comportement :


Les comportements de répétitions « stéréotypies » sont fréquents. L’enfant peut répéter des gestes, des comportements, des sons… Classiquement, il s’agit de balancements, de marche étrange sur la pointe des pieds, de battements des ailes, de bruitages interminables, voire de comportements auto-agressifs (par exemple se cogne inlassablement la tête). Les stéréotypies ont des explications neurobiologiques et psychodynamiques. En pratique, on ignore les raisons précises, mais il apparait qu’une des fonctions de ces comportements est d’abaisser la tension interne du sujet, il se calme en se fatiguant, en se « dépensant ». Ainsi, ces stéréotypies se majorent dans les situations stressantes pour l’enfant.



  1. Les comportements et intérêts restreints :


Les enfants présentant un TSA, semblent rassurés par la répétition et la stabilité du quotidien. Cela leur procure peut être une sensation rassurante de contrôle. Classiquement on parle de « retrait autistique » et « d’immuabilité », c’est-à-dire que le mouvement spontané de l’enfant est de se retirer des interactions et de porter son intérêt sur des activités connues et répétitives.



  1. Autres :


Les troubles du sommeil, comme les difficultés d’endormissement majeurs et le besoin d’être bercé énergiquement et longtemps sont fréquents dans la petite enfance. Les troubles sphinctériens à type de retard d’acquisition de la propreté sont fréquents aussi. Il existe des troubles associés appelés « comorbides » comme par exemple l’épilepsie, dont on ne sait pas encore s’ils font partie intégrante de la maladie… Pour confirmer le diagnostic, il est indispensable de faire des examens complémentaires.



  1. Biologiques


Des dosages sanguins à la recherche d’éléments en faveur de TSA ou d’un diagnostic différentiel (c’est-à-dire d’une maladie « qui ressemble » mais qui n’est pas un TSA)



  1. Imageries


Une IRM cérébral peut être prescrite par le neuro pédiatre à la recherche d’anomalies expliquant les symptômes de l’enfant



  1. Un EEG (électro encéphalogramme)


Là encore on recherche des signes de diagnostics différentiels, comme des épilepsies compliquées qui peuvent « mimer » des symptômes autistiques.



  1. Une consultation et un bilan génétique


  2. Des bilans auditifs et ophtalmiques


On cherche en priorité à dépister une surdité qui engendre fréquemment des troubles relationnels et des apprentissages chez l’enfant.



  1. Des bilans psychologiques, psychomoteurs et orthophoniques


Idéalement faits par des spécialistes des TSA, aptes à repérer des symptômes évocateurs. Ce n’est qu’à l’issue de ce processus que le psychiatre sera en mesure de porter ce diagnostic complexe. C’est dire s’il vous est IMPOSSIBLE de faire ce diagnostic vous-même, notamment en fouillant sur internet. En cas d’inquiétude PARLEZ EN A VOTRE PEDIATRE !!!


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