Se réconcilier avec le stress

Se réconcilier avec le stress

La première émotion que nous ressentons est le stress. C’est une proto-émotion dont la fonction est de faciliter l’apparition d’un comportement adapté pour réagir à une situation. Il peut aussi évoluer en une émotion plus spécifique (Anxiété, la colère, la joie, le bonheur, etc.). Cette évolution du stress s’effectue en cas de nécessité pour booster le corps humain de façon plus précise, mais aussi en cas d’excédent chez certaines personnes prédisposées. Si le stress suffit à s’adapter, le corps peut en rester là (comme le trac).

 

Le stress : Via le système sympathique, le stress accélère le rythme cardiaque. Celui-ci va envoyer plus de sang en périphérie vers les organes et aux muscles, donc plus d’oxygène, afin d’avoir une meilleure production énergétique. Une antilope qui connaît le stress en entrant dans un nouveau pâturage pourra réagir plus vite si un lion pointe son nez car ses muscles seront en position optimale pour courir immédiatement le plus rapidement possible. C’est la même chose pour un coureur de 100 m. Le stress lui permet de courir immédiatement à fond sa course. Sans le stress, le temps que le système cardio-vasculaire augmente son rendement sur la ligne de départ, la course sera terminée et l’athlète terminera bon dernier.

Dans la vie de tous les jours, le stress nous aide à réagir plus promptement et à mobiliser plus de ressources de la part du corps afin de s’adapter à différentes situations (Parler en public, se repérer dans un nouvel espace, résoudre un problème). D’ailleurs, il est conseillé de se reposer ses livres la veille d’un examen afin de garder intact le stock d’hormones de stress. Ce stock se libérera le jour de l’épreuve et le stress nous permettra d’être meilleurs que d’habitude en agissant comme un dopant intérieur. Une insuffisance de son niveau de stress impacte la réalisation sportive. Une préparation mentale spécifique peut monter le niveau de celui-ci afin de l’ajuster aux besoins de la performance. Le stress est émotion utile qui nous aide à nous adapter. Pour que cette émotion n'ait pas de conséquences délétères, nous devons prendre l'information qu'elle nous donne et utiliser l'énergie qu'elle génère afin que cette dernière ne se retourne pas contre nous à travers des réactions absurdes (grignotage, cigarette, etc.).

 

  • Le problème n’est pas le stress mais le niveau de stress et ses effets indésirables : anxiété ou angoisse.
  • Le problème n’est pas l’existence des émotions mais le fait de ne pas accepter d’en avoir ou de développer une intolérance à celles-ci, ou de ne pas savoir quoi en faire comme la poule et son couteau. Tout cela aboutit à une lutte contre ses émotions qui finissent par déborder par une réaction absurde comme manger pour se calmer.
  • Le problème c’est qu’au lieu d’accepter et d’accueillir l’émotion, on raisonne sur cette émotion en alimentant son scénario catastrophe.

 

Le mot stress est actuellement à la mode. Il enferme les personnes qui le ressentent dans un théâtralisme qui majore le ressenti du stress et qui fixe l'individu dans cet état. Pour cette raison, j'encourage mes patients à supprimer ce mot de leur langage pour trouver des expressions équivalentes mais plus dynamique pour induire une action : - Cela m'éprouve - Je suis tendu - Je ressens une contrainte - Cela me demande à m'adapter ou à m'acclimater. - etc.


Catégories


A propos de l'auteur

Articles liés

Parcourez les articles

Utilisez le moteur de recherche ci-dessous.


Vous n'avez pas trouvé ce que vous cherchiez ?

Vous souhaitez approfondir cet article, réagir ou proposer un sujet ?


Contactez-nous !
Consultation psychologique qualitative et sécurisée avec Wepsee